Un tableau de bord : pourquoi, pour qui ?Partie intégrante du management, le pilotage des activités peut s’appuyer sur l’utilisation de tableaux de bord. Outil privilégié de contrôle et de suivi, le tableau de bord permet une bonne visualisation des processus, du fonctionnement et des actions d’un service. Dans la définition des critères et indicateurs le constituant, le tableau de bord doit être construit en prenant en compte les objectifs poursuivis et les exigences des utilisateurs. Son intérêt résidera dans l’appui qu’il apportera à la prise de décision, en ce qu’il facilitera notamment la réorientation des activités et la mise en œuvre d’actions correctives.
Le pilotage des activités constitue un enjeu pour les services. Améliorer ses résultats est le souci de toute organisation. Les finalités du pilotage peuvent être différentes, mais complémentaires :

optimiser les modes de production au travers d’un meilleur suivi des processus et des procédures ;

disposer d’informations fiables pour éclairer la prise de décision.
De ce point de vue, le tableau de bord constitue l’un des outils du pilotage au même titre que l’évaluation, notamment.
Il s’articule autour de deux grandes parties, respectivement destinées à :
Préciser les finalités du tableau de bord et expliciter les différents niveaux de pilotage, selon les besoins de l’utilisateur du tableau de bord ;

Définir de façon synthétique, les grandes étapes de la construction d’un tableau de bord

Les finalités et les différents niveaux de pilotage
Pourquoi un tableau de bord ?Le tableau de bord peut être considéré comme un outil offrant une visualisation simplifiée des situations décrites et des constats effectués par les indicateurs. Il permet à son utilisateur de se construire une représentation synthétique de la réalité.
Le tableau de bord renvoie à des finalités différentes, mais complémentaires.
Une représentation communément répandue veut que l’on assimile les tableaux de bord à des outils de contrôle, alors qu’ils sont aussi des outils d’aide à la décision.
Trop souvent, le tableau de bord est utilisé comme un compte rendu d’activité, permettant de suivre et d’assurer une gestion en continu, afin de vérifier notamment la conformité des pratiques au fonctionnement prescrit, la cohérence des modalités de fonctionnement mises en œuvre, ainsi que le niveau de participation des acteurs d’une chaîne de production.
La complexité croissante des champs et des domaines d’intervention, les contextes mouvants et fortement évolutifs auxquels sont confrontés les services, impliquent de redonner au tableau de bord une dimension plus large, afin d’en faire un véritable outil d’aide à la décision.
Il s’agit d’aller au delà d’une logique de planification a priori et de constat a posteriori, pour bâtir un dispositif au service des enjeux de l’organisation, tourné vers la maîtrise de l’action et de l’anticipation, afin d’appréhender les évolutions en cours, au travers d’informations sélectives et appropriées.
En effet, tout manager doit disposer d’informations fiables et récentes pour pouvoir faire preuve de réactivité, et fonder sa décision sur des éléments objectifs, et ce, à quelque niveau que s’exerce la décision.
Un tableau de bord : pour qui ? L’utilité d’un tableau de bord varie selon le positionnement de son utilisateur au sein de la chaîne hiérarchique.

Le niveau hiérarchique le plus élevé (chef de service), en charge du management stratégique, a pour mission d’impulser des orientations et de définir des objectifs stratégiques dans le cadre d’un horizon pluriannuel.
Il évaluera, semestriellement ou annuellement, les progrès réalisés ou l’atteinte des objectifs fixés. Au vu des difficultés rencontrées ou des évolutions de conjoncture, il infléchira ou corrigera les orientations précédemment définies.

Les cadres de deuxième niveau, chacun dans leur domaine de responsabilité, s’approprient et déclinent des objectifs opérationnels en cohérence avec les objectifs stratégiques, dans le cadre de plans d’actions.
Ils ont en charge le management opérationnel et, à ce titre, ont besoin d’un retour périodique d’informations (mois, trimestre, semestre), pour évaluer les niveaux de résultats par rapport aux objectifs et réorienter l’action de leur service.

Les cadres de premier niveau participent à l’exécution des plans d’actions et veillent à l’atteinte des résultats pour chacune des actions, en fonction d’une programmation opérationnelle de plus courte fréquence, nécessitant un suivi plus rapproché (mois, quinzaine, semaine).
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